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Club des Piranhas de Dieppe club labellisé FFTRI depuis 2004 / école de triathlon 3 étoiles
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Eric RUBERT
18 juillet 2022
STAGE ADULTE: QUE LA MONTAGNE EST BELLE!.

STAGE ADULTE: QUE LA MONTAGNE EST BELLE!.

« Stage adulte montagne: La Giettaz» : que se cache derrière ces mots? Tentatives d’explications d’une semaine particulière.

Il y a de nombreuses manières de raconter sept jours de vie collective. Sept jours pour onze stagiaires qui n’ont qu’une envie, partager leur amour du vélo en montagne et vivre une semaine hors de leur quotidien habituel.

Logiquement on peut débuter par le style classique, documenté, qui ne prête lieu à aucune interprétation: « ils étaient onze prêts à souffrir sur un programme mis au point par le coach, Valentin. Les Aravis, la Croix Fry, la Colombière, Les Saisies, le Cormet de Roselend, étaient notamment au programme, chacun(e) pouvant adapter les parcours proposés en fonction de ses envies, de ses capacités. Un logement magnifique est une condition indispensable pour permettre une vie collective apaisée. Posé au milieu de nulle part dans un cadre exceptionnel, a mi pente des Aravis, le chalet choisi réunit toutes les conditions nécessaires: spa, jacuzzi, sauna, chambres spacieuses, sont offerts pour des performances optimales. Des repas préparés avant de partir permettent d’éviter les fastidieuses questions d’intendance. »

Si on veut attirer le lecteur on peut plus aisément décliner le récit sous une forme héroïque: « chaque matin, ils se préparent à affronter l’ivresse des sommets, additionnant les dénivelés. Pour certains c’était leur première confrontation avec les cols alpestres mythiques, pour d’autres on allait dépasser la barre des quatre cents cols. Il faut voir Laurent le Magnifique s’atteler à compter son nombre de tours minute (90 dans la perfection), Maeva pester contre ces cols qu’elle avait promis un jour de novembre 2015 de ne jamais gravir, Baptiste multiplier par dix en quatre sorties les kilomètres parcourus depuis le début de l’année, Isabelle s’appliquer à gérer son moteur, Fredo tourner son 36*30 devant une jolie fermière ! Toutes et tous (enfin surtout Laurent) n’ont qu’une envie: poser pour l’éternité devant le panneau sommital, preuve irréfutable de leur réussite. Chacun escalade les pentes à son rythme, cherchant du regard un peu d’ombre, le prochain virage, ou le compagnon de route. Regroupement collectif à chaque sommet, ils apprécient le bonheur de l’effort, celui qui aide à se sentir vivant ».

On peut aussi à la manière des tabloïds anglais raconter une autre vérité, celle d’un point de vue … décalé: « toutes et tous ont souffert, concentrés sur les efforts à fournir pour atteindre les sommets dans des temps record. Préparation mentale avant chaque départ, sophrologie, pesage des aliments du petit-déjeuner rien n’était laissé au hasard même si Elisa, appliquant à la lettre ces préceptes, se trouva fort dépourvue dès la première ascension des Aravis, victime d’une hypoglycémie provoquée par une erreur de balance. Lever à sept heures, coucher à vingt et une heures, le coach fait l’appel et le tour des chambres pour s’assurer une récupération optimale. Tout est centré sur la performance et Simon, le plus sérieux de tous, s’applique à reconstituer sa force de pédalage en dormant des heures et des heures, en plein après-midi comme après les repas. Les vidéos qui ont circulé le montrant danser comme un chippendale le soir sur la table sont d’odieux montages pour discréditer un jeune sportif tourné uniquement sur la performance. Les seules vidéos fournies par le coach sont celles décrivant l’étape du lendemain: profil, itinéraire, dénivelé, paysages et sont visionnées lors du briefing du soir».

On peut encore dire les choses de manière plus abrupte: « Ce qui est bien, dit la vice-présidente Delphine, dans ces stages c’est le mélange des générations. Et mélange il y eut bien entre les jeunes à peines sortis de la puberté, ignorant le nom de Bourvil, à qui l’on demande au retour si on doit les reconduire chez leurs parents et les anciens dits « Ehpad » à qui on laisse le choix de rentrer dans leurs chambres ou de retourner dans leurs familles. Dans les moments tranchés Il y eut aussi ce fameux col du Pré, choisi, retiré, remis, ôté de nouveau qui permit à Laurent de manifester ces talents de grimpeur de pleine pente, à Valentin de finir le Cormet sur la plaque et de créer un début de polémique sur le thème, « faut il absolument le gravir? » que heureusement le journal l’Equipe choisit de ne pas relayer » .

Un peu de poésie ne fait pas de mal non plus: « Qu’elle est belle cette skieuse à roulettes dans la montée de la Colombière que tous doublèrent avec un large sourire hypnotisés par la silhouette et la blondeur de l’athlète en contre-jour. Qu’il est magique ce sandwich local au sommet du Corset de Roselend aux saveurs du terroir local. Qu’elle est vivifiante cette arrivée au chalet dix secondes avant l’orage. Qu’il est drôle ce couple en Ferrari au sommet des Aravis, lui en mocassin, elle en chaussures à talons, étrangers au paysage. Qu’ils sont beaux ces sourires au sommet des Saisies sous des regards émerveillés par le ciel bleu au dessus des têtes. Qu’il est exceptionnel ce nuage blanc, accroche coeur des rapaces noirs dans la montée de la Colombière ».

Et puis il y a la méthode réaliste, celle qui dit les choses telles qu’elles sont; « si il faut qualifier ces sept jours en commun, écrivons qu’il s’agit de beaux moments de partage, où chacun sut trouver sa place. Joies de gravir ensemble dans des paysages grandioses (ah ce lac du Cormet de Roselend), des routes sublimes sous une météo parfaite, de vivre collectivement de beaux moments de repos, chacun mettant naturellement la main à la pâte pour sa spécialité (Laurent pour les … pâtes, Eric pour le café, Fredo et Valentin pour le petit-déjeuner notamment). Pas un couac, pas un souci et un fort sentiment d’appartenance à un club, seule structure qui permet de vivre des moments d’une telle intensité et convivialité.

Bien entendu, dès le retour, le stage 2023 est dans les têtes de chacun(e). On peut annoncer en exclusivité mondiale que se profile un chalet dans la station des Gets, autour de laquelle se proposent vingt cinq cols accessibles. Baptiste a promis de venir avec au moins cent bornes au compteur, Laurent vise les cent tours minutes, Elisa roulera sur un vélo à sa taille (et des roues basses), Fredo a demandé si il y avait à proximité une ferme et une jolie fermière productrice de Génépi, Isa se propose de mettre une troisième batterie, Maeva a juré ne pas râler contre le centième col qu’elle a pourtant promis de ne pas gravir, Simon prépare une nouvelle chorégraphie inspirée du Lac des Cygnes, Valentin a déjà tracé des parcours totalement plats et Eric ira gravir seul le col des Prés. Et toutes et tous ont promis comme en 2020, comme en 2021, joie bonne humeur et amitié.

Bonus: une casquette du club est offerte au premier adhérent qui trouvera les stagiaires cachés derrière ces surnoms: « Le représentant du peuple », « Col du pré ou non », « La défoncée », « Tiguan », « Saimon le charlatan », « Volkswagen » , « Mr Génépi », « Perturbante », « Melle Vin blanc ». Une seule réponse par surnom. Résultats lors de l’AG de fin d’année.

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