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Club des Piranhas de Dieppe club labellisé FFTRI depuis 2004 / école de triathlon 3 étoiles
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Eric RUBERT
6 mai 2022
PAULINE DENORME: TOUT N’EST QUESTION QUE D’ORGANISATION.

PAULINE DENORME: TOUT N’EST QUESTION QUE D’ORGANISATION.

Pauline Denorme, maman de deux très jeunes enfants, ne peut vivre sans le sport. Aussi quand s’offre à elle la possibilité de réaliser Bordeaux Paris cyclo, elle n’hésite guère et se lance immédiatement dans le défi. Rencontre avec une jeune femme « organisée » à moins de trois semaines du départ.

Pas simple de trouver un moment pour rencontrer Pauline Denorme. Non pas qu’elle soit réticente, bien au contraire, à raconter sa passion sportive mais il faut mettre en oeuvre un calendrier horaire journalier bien précis pour permettre de concilier le triptyque de base de la famille: foyer, travail et sport. Très vite vous comprenez les contraintes et l’organisation nécessaire quand Victor, quatre ans le mois prochain, et Margaux, deux ans, s’activent comme des enfants de leur âge, et peut être comme des futurs Piranhas. Omniprésents physiquement, ils sont la clé de voute de la vie de Pauline et de son mari Pierre Olivier.

Cette nécessité de concilier ces problématiques vient visiblement de loin lorsque le regard bleu et déterminé de Pauline vous dit que le goût du sport fait partie d’elle même: « C’est comme le petit déjeuner du matin: c’est essentiel à ma vie et à mon équilibre. Il me faut cela pour me sentir vivante ». A l’exception d’une période au lycée, compliquée personnellement, Pauline a d’abord aimé nager, une chance par rapport à beaucoup de triathlètes: « j’avais envie de faire sport/études mais on m’a dit: tu es bonne en maths, prends donc une autre orientation. Finalement je me suis retrouvée avec 3 en maths au Bac! ». Un changement d’orientation qui a changé beaucoup de choses et qui visiblement laisse des regrets.

Pour ne pas avoir d’autres déceptions Pauline, terminant ses études, décide de se lancer dans le triathlon en 2014, « j’en rêvais depuis toujours », et sa nomination professionnelle sur la commune de Petit Caux aidant, de prendre pour la première fois une licence aux Piranhas en 2017. « Le club a une belle résonance » et contrairement à son époux qui patientera un peu pour prendre sa première licence trail, « il craignait l’esprit de compétition mais ne rate maintenant jamais un entrainement» Pauline, déterminée n’aura guère d’hésitations pour entrer dans l’association. « Etre dans un grand club, cela tire vers le haut et chacun y trouve ce qu’il cherche. Le club permet de progresser ce qui est quand même essentiel dans ma pratique sportive » et visiblement Pauline nage comme un poisson dans l’eau dans son nouvel environnement.

UN ENFANT: CELA CHANGE TOUT

Cependant un évènement va interrompre ce projet: en novembre Pauline apprend qu’elle est enceinte et dès lors la vie va prendre une autre tournure. Jamais n’est évoquée une mise en parenthèse de la pratique sportive et on n‘est pas surpris d’apprendre que Pauline bouclera le marathon de Deauville enceinte de trois mois de Margaux. Tout concilier et s’organiser vont devenir les mots d’ordre de la famille agrandie et les yeux s’écarquillent lorsque l’on évoque un projet de vie familial: « Oh oui. Totalement et à mon mari il faut ajouter le rôle important de ma mère impliquée dans notre manière de vivre et qui nous aide beaucoup ». Alors si on abandonne la licence en 2018, pour la reprendre cette année, se mettent en place de nouvelles pratiques comme celle de courir avec les deux enfants et un charriot de 14 kilos qu’il faut pousser « idéal pour progresser en côte », de programmer les entrainements, « je garde les enfants quand Pierre court et il garde les enfants quand je nage » mais à aucun moment Pauline n’exprime de la fatigue, ne fait part de difficultés particulières comme si elle disait que la vie est belle et que plutôt de choisir ses bonheurs il fallait tenter de tous les embrasser.

Pourquoi ne pas s’offrir alors une nouvelle joie avec la pratique du vélo? Joie certes, mais lourde contrainte avec ce sport qui nécessite pour être performante beaucoup d’heures de selle. Cela n’effraie pourtant pas Pauline qui exprime à sa manière, même si elle ne le dit pas, une règle de vie qu’elle s’applique avec talent: « quand on veut, on peut ». A moins que ce ne soit la formule « qui ne risque rien n’a rien »? Cette étrange machine, le vélo, dont visiblement elle n’a pas encore fait le tour techniquement, fait bien partie du triathlon. Alors allons y, fonçons! Et puis cette pratique cycliste, ne lui est pas étrangère puisqu’elle se souvient de son travail temporaire à Sainte Marguerite et du parcours côtier qu’elle réalisait quotidiennement sur un VTC lourd et inadapté. Double sentiment alors, de difficulté d’abord, « comment j’ai pu faire cela avec un tel matériel? » s’interroge t’elle encore aujourd’hui, mais aussi de bonheur. Pauline découvre le plaisir du vélo qu’elle n’a pour l’instant jamais pratiqué en groupe mais très rapidement elle s’aperçoit que la solitude ne la dérange pas. « Je pense à des milliers de choses et une sortie n’est jamais identique à la précédente ». Elle raconte alors ces heures de selle comme de vieux cyclos expérimentés, utilisant les termes de sportifs chevronnés, « changements de saisons, odeurs, paysages, vent, météo changeante ». Sans oublier quand même, l’indispensable « on voit la progression » glissée subrepticement en fin de phrase. Visiblement tout l’enchante même si il faut intégrer cette pratique supplémentaire dans un calendrier d’entraînement qui n’est jamais identique d’une semaine sur l’autre puisqu’il faut jongler avec les contraintes professionnelles, scolaires. Mais le virus est inoculé et il faudra une circonstance particulière, « une opportunité » pour que cette pratique depuis quelques semaines devienne prioritaire dans la vie sportive de Pauline.

BORDEAUX PARIS: UN DEFI IMPREVU

A l’occasion de la Journée de la Femme, l’association féminine WATT, « Women are talented too », association qui a pour vocation la promotion et la valorisation du cyclisme féminin, offre des dossards aux femmes pour le Bordeaux Paris du 20 Mai 2022. Nous sommes le 8 mars, Bordeaux Paris propose un parcours de 650 KM avec plus de 5000 mètres de dénivelé à réaliser en moins de 40 heures et l’échéance est dans 11 semaines, Pauline n’a jamais réalisé des brevets initiatiques des Randonneurs Mondiaux, dont elle ignore tout, mais qu’importe. Après tout elle a bien réalisé en 2019 Dieppe Saint Brieuc avec étapes avec son mari. Et comme nous sommes dans les maximes, appliquons lui une troisième formule: « La fortune réussit aux audacieux » (et aux audacieuses).

Et d’audace Pauline n’en manque pas. « Simple question d'organisation pourrait on lui souffler à l’oreille mais de manière bien inutile car dès le projet validé, elle et sa petite famille vont tout mettre en oeuvre pour relever ce défi. Le planning va être optimisé, et les vacances de Pâques notamment être mises à profit, centre de loisirs, garderie pour une semaine, garde paternelle pour une seconde période et les kilomètres vont s’enchainer, une centaine chaque jour en accordant une attention particulière aux parcours, aux sensations, au plaisir en fait. « L’idée d’un aller retour ne me plait guère, j’aime faire des boucles » et Pauline d’expliquer comment elle tourne près de chez elle en rallongeant, en calculant, en considérant les horaires, la voiture en panne à récupérer au garage, les enfants à retrouver à l’école, l’heure contrainte omniprésente. Bien entendu un sentiment de culpabilité à l’égard des enfants pointe naturellement mais, comme à vélo, tout est question d’équilibre et à voir l’activité débordante de Victor et Margaux, ceux-ci ne semblent guère traumatisés

Samedi dernier il a fallu partir à 6 heures du matin pour ne pas être absente trop longtemps, et quand cela n’est pas possible il y a de longues séances de home trainer quand tout le monde dort, mais l’organisation lui a permis quand même de réaliser en solitaire une boucle de 170 kilomètres bien rassurante pour la confiance car malgré la détermination impressionnante de Pauline quelques doutes existent légitimement, dont celui de rouler de nuit, une expérience jamais vécue: « je n’ai pas encore trouver de lumière pour l’arrière » s’inquiète t’elle, après avoir fait un tour technique complet de son vélo et remonter par exemple sa selle de 4 centimètres à quelques jours du départ sans aucun problème.

« Finir c’est mon objectif sans me préoccuper de ma moyenne » est son credo.

Dans la vallée de Chevreuse quand surgiront les dernières côtes et les dernières douleurs, Pauline pourra penser à un mari les bras portant deux adorables enfants qui n’hésiteront pas à dire, « quand elle arrive maman? C’est long » et à ajouter « Nous avons envie de lui faire un gros bisou ». Un bisou à venir aussi puissant que le vent de Sud pour aider à finir ce magnifique pari.

Et puis Margaux et Victor vont s’habituer à fréquenter les lignes d’arrivée puisque Pauline a dès maintenant un autre projet pour 2022, les 24 Heures du Mans en équipe. En fait c’est simple, tout n’est question que d’organisation! Et de gros bisous.

Alors bonne route Pauline! Le club est derrière toi pendant quarante heures (et sûrement moins)!

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