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Club des Piranhas de Dieppe club labellisé FFTRI depuis 2004 / école de triathlon 3 étoiles
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Eric RUBERT
5 novembre 2021
Une sortie vélo adultes du samedi. (1/2)

Une sortie vélo adultes du samedi. (1/2)

« Oh non pas lui! » le cri est unanime et immédiat quand arrive sur un vélo noir et vert un grand homme, long comme une asperge, fin comme une feuille de papier à cigarettes. « Cela fait plaisir! » répond il immédiatement. Pourquoi ce cri de désaveu alors qu’en ce samedi 16 octobre une bande imposante de cyclistes regroupés devant le local des Piranhas se prépare à partir pour la sortie hebdomadaire adultes? On ose imaginer que c’est une manière de rouler un ton trop fort, d’accélérer indument dans les côtes qui a propulsé ce cri du coeur de cyclos impatients de se retrouver sur la route. Rien de tel qu’une enquête au sein du peloton pour avoir confirmation de ses suppositions.

La circulation dieppoise n’incite pas à la discussion. L’entraineur, Valentin est à la commande, mais bloqués à un feu rouge certains osent même déjà lui crier que « c’est mal organisé ». Pont Colbert, le Pollet, il faudra attendre la sortie de Martin Eglise pour que les langues se délient un peu. Le plus actif à ce jeu, c’est Laurent, juché sur un magnifique S-Works aux mille reflets, monture parfaitement adaptée pour celui qui allie ainsi un beau plumage à un magnifique ramage. Laurent est avocat. Ceci explique cela. A ses côtés vous aurez un résumé de la semaine dieppoise vécue de l’intérieur. Immeuble effondré, santé des entreprises, vous saurez tout, tout sur Dieppe.  Vous pouvez faire la sortie à ses côtés, ce ne sera que partager sa joie évidente de rouler avec les Piranhas, lui qui rencontré un jour dans la côte de Pourville, se plaignait de vieux compagnons, qui roulaient « à moins de 23 » et qu’il avait laissé au bas de la bosse. On a envie de profiter de sa bonne humeur permanente mais au moment où nous rejoignent à Martin Eglise l’équipe présidentielle des traileurs, il faut remonter le peloton. Plusieurs demandent, après la sortie de la semaine précédente, de créer désormais deux groupes pour éviter la mixité. Les hommes dans le second, Noémie dans le premier, tant la sortie précédente avait été marquée par une Noémie, impériale face au vent, dans les côtes et qui avait même fait mal au géant vert. Valentin promet d’y réfléchir mais laisser les hommes seuls face aux bourrasques risque d’être trop difficile.

Ce qui est bien à vélo c’est que l’on peut discuter et faire connaissance. Julien, jeune kiné fraichement arrivé devient, le vendredi matin, brasseur: deux professions qui intéressent au plus haut degré les athlètes, la seconde surtout. Il sera obligé d’aller au bout de la sortie sans s’arrêter, une cale cassée l’empêchant de déchausser avant sa destination finale. Le président, soucieux de ses ouailles, discute un bon moment avec lui. On appelle cela l’intégration. Bienvenue à Julien.

Le président, justement, avec une facilité déconcertante, descend, remonte le groupe, soucieux du bien être de tous. Un p’tit mot amical ici, une p’tite taquinerie là, il tâte le pouls, lui qui pour des raisons musicales, ne sort que le samedi après-midi. A ces côtés, plus fin encore que le grand homme vert, Stéphane, revient ,comme son homonyme présidentiel, d’un ultra trail dans le Jura. Frais et dispos il traine en queue de peloton, discret et modeste comme une carpe. Vous pensez, deux heures de vélo, ce n’est même pas un échauffement de course à pied. En dessous de 150 bornes et 10 000 mètres de dénivelé, vous n’avez plus rien de nos jours. On le trouvera beaucoup plus énervé la semaine suivante, sur le marché hebdomadaire, lui qui après 10 minutes d’emplettes avait déjà égaré sa femme et arrivera subséquemment en retard à la sortie de l’après midi. Les difficultés de l’entraînement ne sont pas toujours là où on les imagine. Alors ne lui parlez pas d’exploit, de performances. Derrière ces lunettes, il vous regardera bizarrement, semblant ne pas comprendre les mots que vous employez.

Ils ne sont pas de toutes les sorties, les traileurs, car ils ont dans les yeux une envie: avoir la puissance de vos cuissots pour encore mieux grimper leurs montagnes. Pour une fois vous leur donnez envie. Mais profitez bien de ce léger avantage, c’est le seul que vous avez sur les Vincent, Stéphane et autres Gillou.

A suivre …..

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